La compagnie Les Contes du Magicien

Le théâtre : "Grasse Matinée" de René de Obaldia

DISTRIBUTION

Artémise : Claire de Beaumont Babeth : Véronique Charmeux et avec la complicité sonore de Nathalie Charmeux

Véronique Charmeux :

Élève du conservatoire de Toulouse, elle y obtient une première mention en diction, avant de commencer une carrière professionnelle. Sous la direction de Jean Durozier, elle interprète Molière, Marivaux et crée le rôle de « La petite marchande d'allumettes » dans une adaptation du conte d'Andersen. Elle rejoint bientôt Maurice Sarrazin, Jean Favarel, Lise Granvel et toute l'équipe du Grenier de Toulouse pour jouer Pirandello, Horvath, Alejo Carpentier. Puis la Comédie de Saint­Etienne lui ouvre ses portes pour y servir Brecht, Goethe, Molière, Maeterlinck, Topor avec Prosper Diss, Daniel Benoin, Alain Bonneval, Paul Charieras, Philippe Delaigue. Sous la direction d'Alain Terrat, elle interprète le rôle de Paméla dans « Du vent dans les branches de sassafras » de René de Obaldia. Elle enseigne le théâtre à l'École Municipale d'Art Dramatique de Castres et y signe plusieurs mises en scène.

Claire de Beaumont : Après une formation classique au cours Périmony et à l'École de la Rue Blanche à Paris, Claire de Beaumont démarre sa carrière professionnelle au Grenier de Toulouse sous la direction de Maurice Sarrazin puis participe à de très nombreuses créations sous la direction entre autres de Jean Pierre Bisson, Paul Berger, Jean Pierre Beauredon, Henri Bornstein, Eric Sanjou et Luc Montech. Ainsi elle interprète des auteurs aussi divers que Racine, Claudel, Lorca, Koltès, Pinter et Shakespeare, Philippe Minyana, Jean Claude Grumberg, Vinaver, Sophocle et Pasolini... Parallèlement elle enseigne le théâtre au Lycée Raymond Naves et auprès d'un public en difficulté, et organise de nombreuses lectures publiques.

Nathalie Charmeux : formée à l'Ecole de théâtre de la Comédie de Saint Etienne, à la régie lumière de spectacles, elle a également travaillé comme marionnettiste au Théâtre du Fleuve avec José Sobrécas. Elle a créé la Compagnie des "Contes du magicien" en 1996. Elle propose actuellement, outre des régies son et lumière pour diverses compagnies,

* Des "histoires de papier", spectacles sur table, avec des marionnettes réalisées en origami ;

* "La belle endormie", adaptation du conte de Grimm : "la belle au Bois Dormant" ;

*"Les Poubelle's girls" comédie musicale écologique sur les déchets ménagers

*" Le loup et Pierre" adaptation du conte : "Pierre et le loup"; musique de Prokofief, avec le Quattuor de saxophones de Valence d'Agen.

Pour la fiche technique du spectacle, voir fichetechnique.html

« Le rire, c'est vivre, ou du moins tenter d 'exister »  René de Obaldia

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L'auteur et ses trois comédiennes

 

 

 

 

 

 

La pièce :

Artémise et Babeth, deux voisines de cercueil devisent familièrement entre elles. Leur dialogue s'avère extrêmement vif : évocations de l'existence passée, bien sûr, avec l'évidence tragique que tout est joué mais aussi questions sur leur état présent, ce séjour dans les ténèbres... sorte de « no man's land» où l'âme erre entre deux mondes avant de se réincarner dans un autre corps... « corps humain, animal ou même pire! »...

Leur temps s'évalue en fonction des trains qui passent ; mais que vient faire ce corbeau dont la voix ressemble étonnamment à la voix de Fernand, l'ancien amant de Babeth ? Décidément les préparatifs du Jugement dernier tirent en longueur.

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Nathalie Charmeux est directrice de la Compagnie Les Contes du Magicien. Elle assure la régie lumière, la régie  son et le bruitage en direct.

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LE DÉCOR est de Claude Fontaine (alias Claude Charmeux).

Il m'a paru nécessaire que le décor, les deux cercueils, marque, dès l'ouverture du rideau, la différence de position sociale qui sépare Artémise et Babeth... Et pour ceux que le choix du bleu intrigue, outre que le noir paraissait peu «théâtral», surtout dans une comédie, même grinçante, je dirais que ce choix rappelle, en quelque sorte, les « bleus à I'âme » de nos deux héroïnes....

LA MUSIQUE

La musique qui accompagne le spectacle est tirée de la « Danse Macabre » de Camille Saint-Saëns, poème symphonique composé en 1874, d'après une œuvre éponyme de Henri Cazalis.

Minuit sonne. Satan va ouvrir le bal. La Mort apparaît, accorde son violon, et la ronde commence, presque furtivement au début, s'anime, semble s'apaiser et repart avec une rage accrue qui ne cessera qu'au chant du coq. Le sabbat se dissout avec le lever du jour. .. Voici l'extrait du poème qui accompagnait le programme lors de la création de la pièce musicale en 1874 :

Zig et zig et zag, la mort crie en cadence
Frappant une tombe avec son talon,
La mort à minuit joue un air de danse,
Zig et zig et zag, sur son violon.

Le vent d'hiver souffle, et la nuit est sombre,
Des gémissements sortent des tilleuls,
 Les squelettes blancs vont à travers l'ombre
Courant et sautant sous leurs grands linceuls,
Zig et zig et zag, chacun se trémousse,
On entend claquer les os des danseurs
 Mais pssit ! tout à coup, on quitte la ronde,
 On se pousse, on fuit, le coq a chanté